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Maintenant, ils peuvent venir

Areski Mellal

199 pages - 8.00 €

Editions Actes Sud

 

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Coup de cœur

logo Livres et Vous

C'est une fiction au coeur de la réalité. Une existence qui nous parvient et qui pourtant nous est extrêmement incompréhensible tant elle est loin...
Ce roman, c'est l'histoire d'un algérien dans l'Algérie contemporain. C'est l'avènement du terrorisme et de la formation extrême de l'islamisme. Comment vivre dans un Etat où la religion prime, où ceux qui ne se rallie pas à la cause sont d'office des ennemis ? Où personne ne peut être notre ami, pas même notre famille ? Comment affronter la vie quotidienne ? Doit-on fuir ou doit-on continuer d'exister dans ce pays qui est le nôtre ? Doit-on céder la place ou lutter en continuant dans notre normalité ?

Cette histoire qui se présente comme un roman "traditionnel" avec un personnage principal, une intrigue autour de sa vie privée et de sa "non histoire" d'amour est en fait une véritable réflexion sur ce qui se passe aujourd'hui dans certains Etats orientaux mais qui pourraient aussi devenir notre histoire.
Ce personnage, qui au début, nous énerve dans sa platitude et son inaction, nous émerveille ensuite dans sa capacité à faire front et à aimer... Aurions-nous pu, à sa place, faire les mêmes choix ?
Arezki Mellal nous offre ici un héros du quotidien, un héros d'aujourd'hui... dédié à ses enfants, dédié à leur survie...

Un auteur à lire, à découvrir. Une réalité à affronter...

Charles dégouté des beefsteaks

Pierre Girard

153 pages - 10.00 €

Editions Arbre Vengeur

 

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Coup de cœur

logo Les Saisons

Un banquier suisse déprimé qui préfère s'enfermer dans les sous-sol de sa banque à compter ses lingots, va sombrer dans une profonde dépression. 

Son appétit pour la viande rouge étant le baromètre de sa santé mentale et physique, on comprend mieux ce titre à la Boris Vian.  De cet abîme il va être sauvé par une sorte de Lolita qui n'est autre que sa nièce Poppée.
Comme toujours chez Pierre Girard, c'est irracontable, drôle, érotique et infiniment tendre. Ce roman ne dit rien de notre temps, et tant mieux. Pierre Girard était agent de change dans une Suisse toujours bien peignée, il est mort en  1956. Son œuvre pourrait sembler insignifiante, elle est essentielle, il faut la lire de toute urgence.

Rouilles

Françoise Louise Demorgny

92 pages - 15.00 €

Editions Isabelle Sauvage

 

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Coup de cœur

logo Librairie du rivage

C’est un beau petit livre rouge, une certaine nuance de rouille. Ne cherchez pas, Françoise Louise Demorgny publie là son premier livre. Une arrivée discrète chez un éditeur qui l’est tout autant, mais quel texte et quelle émotion dans les mots égrainés en courts paragraphes qui disent beaucoup de la sensibilité de l’auteure. La rouille, témoin de l’usure du temps, de la vie, des êtres aimés. Et si poussière nous sommes, c’est à la limaille qu’ aspire Françoise Louise Demorgy pour sa dernière heure, fidèle à ses origines ardennaises. "Elle vient d’un pays de fer, de fonte, de pluie, de rouille", cette Louise qui chemine entre Ardennes et Ardèche portée par les trois chevaux d’Erri de Luca, un pour chaque âge de sa vie. L’ombre d’Arthur de Charleville se glisse dans les souvenirs qui escortent les chevauchées ultimes de Louise, emportée par "la rouille têtue et patiente", comme le temps, vers le grand vide et le grand oubli.

Magnifique et bouleversant.

poétique de famille

Allain Glykos

153 pages - 14.00 €

L’Escampette éditions

 

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Coup de cœur

logo Librairie du rivage

"Familles, je vous hais", c’est un peu court pour résumer cet excellent récit qu’ Allain Glykos vient de publier aux excellentes éditions de l’Escampette. On sait la source d’inspiration inépuisable que la famille et ses travers représentent pour Allain Glykos. De "Parle-moi de Manolis" à "Aller au diable", Allain Glykos laboure le vécu, le cultive pour faire éclore les images et les mots qui font mouche et qui nous touchent...et nous font rire. Car il ne manque pas d’humour pour nous conter cette " vie de famille, cette pièce de théâtre jouée par des fous" ! (Auto)dérision, ironie et tendresse ponctuent ce texte que frôle la gravité de l’instant car Allain Glykos n’en reste pas moins philosophe et sème ici et là les questions existentielles que la mort d’un proche ne manque pas de provoquer. On ne révèlera pas la fin étonnante de ce récit attachant qui provoquera rires et discussions dans les familles.

A lire et offrir...

L'homme qui marchait avec moi

Claude Margat

141 pages - 16.00 €

Editions de La Différence

 

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Coup de cœur

logo L'Antidote

Un homme raconte, à partir d'une photo retrouvée, son indéfectible amitié avec un autre homme mort quelques années auparavant. Sous forme de journal à rebours, on assiste au début de cette rencontre entre un écrivain – le narrateur – et ce professeur de dessin rebelle, rejeté par sa corporation. Seules les déambulations pédestres dans la campagne autour de Rochefort les sauvent de la mélancolie ou de la dépression. Leur amitié s'accomplit dans les silences ou les échanges, pourvu que ce soit dans les chemins ou dans les bois.
Mais la déchéance commence pour le professeur de dessin rejeté par ses pairs, et qui par-dessus le marché s'éprend d'une de ses élèves. Cette liaison réprouvée l'entraîne toujours plus loin dans une impasse.
Ce très beau livre est un éloge de la promenade et de l'amitié. Ecrit dans une langue classique et très belle, on suit avec plaisir et émotion les pérégrinations des ces deux érudits, qui peuvent faire penser aux voyages de Flaubert et Maxime du Camp, qui philosophaient sur le sens de la vie et ce que la nature nous apporte.

C'est l'occasion de découvrir cet auteur, romancier, essaiyiste, poète et peintre né à Rochefort-sur-Mer. Ce livre fait partie de la sélection des 5 livres de La voix des lecteurs en Poitou-Charentes.

L'exercice de la médecine

Laurent Seksik

339 pages - 20.00 €

Editions Flammarion

 

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Coup de cœur

logo L'Antidote

Dans ce roman, deux récits alternent pour finir par se superposer. L'un est consacré à Lena Kotev, une cancérologue bientôt quadragénaire qui nous fait partager son quotidien avec ses doutes et ses angoisses. L'autre fait resurgir la voix de ses ancêtres, son arrière grand-père russe, médecin dans la Russie tsariste, son grand-père allemand Mendel Kotev, professeur de médecine dans le Berlin des années 1920, sa tante Natalia, médecin elle aussi à Moscou sous Staline au début des années 1950 et enfin son père français Tobias Kotev, qui lui n'a pas pu devenir médecin. Des destins tragiques et un héritage familial lourd à porter pour Lena, à qui son père rappelle sans cesse ce que ses ancêtres ont vécu et enduré et qu'elle n'avait pas d'autre choix que de perpétuer la tradition, i. e. de devenir médecin à sont tour.
Dans ce roman passionnant, l'auteur dresse le portrait d'une lignée de médecins juifs ayant subi pogroms, humiliations et tortures et qui pourtant restent tournés en permanence vers les autres. Mêlant personnages fictifs et figures historiques, Laurent Seksik nous entraîne dans l'Europe et la Russie du XXe Siècle, sous une plume à la fois classique et moderne suivant l'époque des récits.

Les échoués

Pascal Manoukian

297 pages - 18.90  €

Editions Don Quichotte

 

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Coup de cœur

logo Brin de lecture

1er roman. Pascal Manoukian journaliste, grand reporter de 1975 à 1995, utilise la force du roman pour nous conter, sans pathos, sans voyeurisme, l'histoire de Virgile, Chanchal ou Assan qui viennent "s'échouer" sur les côtes européennes afin de sauver leurs vies et celles de leurs familles. Un regard humain, profond et documenté sur l'immigration forcée. Tragique d'actualité...

A découvir, à faire découvrir.
Et à redécouvrir : le Diable au creux de la main éd. Points 

La cache

 

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Coup de cœur

logo Librairie des Pertuis

Un roman à la fois profond, pudique et poétique sous forme d’enquête généalogique à travers le portrait fascinant d’une famille où trois générations vivent Rue-de Grenelle dont le « nombril » est appelé « l’entre-deux ». Cette famille bohème et excentrique « pour qui les biens ne comptaient pas . Seules importaient les personnes » et qui pour se défendre « misait sur leur union indissoluble » vivait non pas « recluse mais soudée ».
La maisonnée est tenue par une 'Mère-grand', matriarcale, handicapée, ne se déplaçant jamais sans les siens comme un moyen « de se tenir mais aussi de les tenir », faisant d’eux ses prisonniers en les retirant du monde pour les protéger et d’un 'Grand-père' médecin juif obligé de se terrer pendant la terreur nazie et celle de ses comparses collabos 'bien Français'. Ce dernier est devenu un 'taiseux' survivant dans un « dehors qui l’écrasait, préférant les lieux clos » car « il vivait dans une peur continuelle, le monde extérieur était pour lui une jungle pleine de dangers ». Tous, sont arrimés les uns aux autres par la peur liée à l’exil, au déracinement et à l’abandon,léguée de génération en génération.
Un premier 'roman-vrai' admirable chaudement recommandé par vos libraires comme une ode à la vie mâtinée d’un 'je ne sais quoi' de La promesse de l’aube de Gary et du Legs d’Adam de Rosenfeld.

Une forêt d'arbres creux

Antoine Choplin

115 pages - 16.00 €

Editions La Fosse aux Ours

 

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logo La belle aventure

Ce récit, inspiré de la vie de l’artiste Bedrich Fritta, relate sa déportation avec sa femme et son fils dans le camp tchèque de Terezin. Alors qu’il est affecté à l’atelier de dessin technique pour élaborer des plans pour les bâtiments du ghetto, son quotidien de survie est entrecoupé d’instants profonds avec sa famille. Peu à peu, les membres de l’atelier dessinent la réalité brutale du camp.

Notre désir est sans remède

Mathieu Larnaudie

227 pages - 19.30 €

Editions Actes Sud

 

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Coup de cœur

logo La belle aventure

La vie mouvementée de Frances Farmer, actrice américaine des années 1930 qui sera internée en hôpital psychiatrique, divisée en sept tableaux.

Il était une ville

Thomas B. Reverdy

269 pages - 19.00 €
Editions Flammarion

 

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Coup de cœur

logo Librairie du rivage

Quand Eugène arrive à Detroit pour conduire un projet industriel, la ville est à la veille de la faillite et l’atmosphère de fin du monde le saisit. Malgré tout il s’installe dans un quartier à la limite de l’abandon et observe les symptômes du mal qui ronge la capitale de l’automobile. Au même moment, des gamins à la dérive dans des familles en proie aux soucis matériels, au chômage, à la violence, cherchent à briser l’ennui et à échapper aux pauvres perspectives qui les guettent. Quand l’un disparaît , c’est le monde qui bascule. Univers fascinant d’une ville à l’abandon, personnages attachants, perdus dans la tourmente, en quête d’un bonheur improbable, poésie et réalisme pour un conte moderne aux échos de joueur de flûte d’Hamelin ... une très grande réussite de Thomas B . Reverdy dont le roman précédent "les évaporés" était dans nos coups de coeur 2013.

Courrier des tranchées

Stefan Brijs

traduit du néerlandais (Belgique) par Daniel Cunin

590 pages - 24.00 €

Editions Héloïse d'Ormesson

 

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Coup de cœur

logo Le matoulu

John et Martin ont grandi ensemble. En août 1914, Martin malgré son jeune âge souhaite s’engager dans l’armée, à la différence de son ami qui préfère continuer à étudier la littérature.

 

Un roman sur la violence et l’engagement.

Le rire du grand blessé

Cécile Coulon

140 pages - 5.90 €

Editions Points Seuil

 

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Coup de cœur

logo Librairie des Pertuis

Nox, dont le gouvernement a [...] détourné les méthodes et mis au point un processus d'asservissement moral [...], affronte 1075 qui lui reproche [...] d'avoir transformé les mots en médicaments bas de gamme [...] p 119
Cécile Coulon revisite 1984 de Orwell, Fahrenheit 451 de Bardbury
et Matin brun de Pavloff.

 

Tout un programme !

La neige noire

Paul Lynch

traduit de l'anglais (Irlande) par Marina Boraso

299 pages - 20.00 €

Editions Albin Michel

 

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Coup de cœur

logo Librairie des Pertuis

Le deuxième roman de Paul Lynch est à la fois du même acabit que son premier, Le ciel rouge, le matin, on y retrouve les paysages qui nous ont époustouflés, une Irlande rude, âpre, rurale, des personnages isolés, seuls face à leur destin et la même poésie. Et pourtant, c'est le scénario inverse qui se déroule dans ce second roman : Barnabas et sa famille, après avoir réussi en Amérique, rentre au pays et s'installe dans une ferme. Mais, à la façon d'une tragédie grecque, le sort va s'acharner sur eux, ne leur laissant aucun répit. Un roman sur le difficile retour aux origines, porté par une écriture sublime.

La terre qui penche

Carole Martinez

365 pages - 20.00 €

Editions Gallimard

 

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Coup de cœur

logo Le matoulu

Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend. Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ? Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.
La voix de la petite fille et celle de la vieille âme rythment les chapitres, nous livrant au fil des pages l’histoire de Blanche. Entre récit et poésie voici un nouveau roman sur la femme et le Moyen Age.

Un roman génial !

Le rêve du retour

Horacio Castellanos Moya

traduit de l'espagnol (Salvador) par René Solis

160 pages - 17.00 €

Editions Métailié

 

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Coup de cœur

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Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique pour fuir une menace de mort pendant la guerre civile. Années 90, une trêve semble possible entre les guérilleros et l'État et le narrateur envisage son retour…
Ce court roman est une narration effrénée à la première personne. Un délire paranoïaque pousse l'autre ; entre des séances d'hypnose thérapeutique et des bitures tragi-comiques, des souvenirs traumatisants et enfouis de violences politiques et des considérations à haute-tension sur les responsabilités des communistes ou sur les femmes. Il y a aussi un chien qui s'appelait Trotsky et il y a Eva l'épouse de Erasmo et mère de leur fille Evita, avec qui les relations sont explosives.

 

Trivial et jubilatoire !

 

Entre les deux il n'y a rien

Mathieu Riboulet

135 pages - 14.00 €

Editions Verdier

 

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Voici un texte précieux, d'autant plus qu'il est une voix mineure de la littérature française contemporaine. Et comme ce sont les minorités qui révèlent les failles, les violences de la société, cette voix mineure exige une écoute/lecture attentive pour nous amener à analyser sous un éclairage de type lampadaire de rue mais aussi lampe de chevet ce qui s'est passé à une certaine époque et dont nous n'avons pas fini de nous remettre.

Début des années 70 dans un bus, un travailleur immigré éveille le désir d'un jeune garçon, narrateur de ce récit. Conscience politique et sexuelle s'éveillent de conserve, le narrateur comprend que le corps est un outil d'émancipation. Mais, quand on a 18 ans en 1978, c'est comme arriver trop tard sur le champ de bataille : les proches aînés, qui ont fait le choix de la lutte armée, gisent « comme des chiens », dans les rues de l'État en paix, en Italie comme en Allemagne ou comme en France dans une moindre mesure. "...et le piège se referme : on est soit délinquant, soit terroriste, entre les deux il n'y a rien. Surtout pas de politique. Or ce que nous voulons c'est un peu de politique entre - entre les gens, entre les corps, entre la ville et ceux qui la peuplent, ..."

 

Et ne reste que des cendres

Oya Baydar

traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy

557 pages - 25.00 €

Editions Phébus

 

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Coup de cœur

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Ülkü Öztürk, journaliste dans un grand quotidien français et réfugiée politique ayant fui Istanbul et la Turquie, est la narratrice principale de ce roman fleuve. Elle déroule ses souvenirs de militante communiste révolutionnaire sans les dissocier de ses souvenirs personnels de femme amoureuse, d'épouse ou de mère. Régulièrement la parole passe à d'autres acteurs de la Turquie des années 70, principalement le diplomate aux affaires étrangères Arin Murat, et Ömer Ulaş, haut responsable du parti communiste turc. Souvent, la narration devient dialogue, qui devient débat, réflexion mélancolique ou lucide sur les errements, les lâchetés. Ainsi, on passe en permanence du passé au présent, du ton de la confidence d'un drame personnel intime à l'évocation des grandes idées utopistes. On se retrouve aussi bien sur la place rouge de Moscou que dans un bar triste de Dantzig. On suit de loin en loin la guerre amoureuse des marguerites contre les mimosas, le tout parsemé de la poésie de Nâzim Hikmet : « si je ne brûle pas, si tu ne brûles pas, si nous ne brûlons pas, comment les ténèbres deviendront-elles clarté ? »
Oya Baydar livre bien plus qu'un grand morceau de l'histoire et du présent de la Turquie, on peut y lire aussi une critique générale du communisme afin de retrouver les utopies sous les cendres.

 

Boussole

Mathias Enard

377 pages - 21.80 €

Editions Actes Sud

 

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Coup de cœur

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Il y a déjà et il y aura encore beaucoup à dire et à écrire sur le nouveau roman de Mathias Énard, Boussole. aux éditions Actes sud. La puissance et la richesse de ce récit époustouflant d’intelligence et de générosité est une leçon d’humilité face à notre désir d’appréhender la complexité du monde. Notre chronique répond au besoin de partager l’émotion provoquée par la lecture d’un livre dont on vantera bien entendu l"érudition phénoménale" et la "performance" d’écrivain, en oubliant peut-être de souligner la profonde humanité, l’humour désespéré et l’émouvante mélancolie. Il fallait du courage et une passion dévorante pour élaborer un tel récit dont tout, architecture, construction, matériau, personnages, tout révèle l’amour de Mathias Énard pour la culture orientale, la musique, l’histoire, les femmes et les hommes et plus généralement la nostalgie pour un monde qui disparaît par la folie des hommes. Dans cette nuit viennoise, Franz Ritter (Mathias Énard ?) tente d’échapper à l’insomnie, à moins que, telle Shéhérazade, il ne cherche des histoires que pour oublier la mort qui rôde autour de lui et lutter contre un sommeil qui le condamne à sombrer dans le néant. Les souvenirs de Sarah, amour impossible mais intact, les rencontres, les lieux et toutes les sensations encore vives de ces moments le maintiennent dans un éveil où affleure le délire. Mathias Énard ( Franz Ritter ?) progresse dans la nuit de ce passé qui devient aussi le nôtre. Mêlant habilement les grandes heures de l’ Histoire et la petite, celle des individus, il nous offre une vision humaniste des sources de la civilisation et de la culture qui nous lie à cet Orient mythique. Grâce à l’autodérision de Franz (Ah, cette robe de chambre à raccourcir !...) et à la variété des chemins explorés, la nuit est fluide sans que l’abondance de références littéraires et musicales ne nuise au plaisir de lecture.

D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds

Jon Kalman Stefansson

442 pages - 22.50 €

Editions Gallimard

 

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Coup de cœur

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Plonger dans ce très beau roman, remonter quelques richesses telle que "celui qui peut contempler la mer de jour comme de nuit risque moins d'être malheureux" ou bien aussi "cette réalité indéniable qui est que l'homme est un phénomène éphémère, que notre vie se résume à un chant d'oiseau, au cri de douleur d'un goéland, avant de sombrer dans le silence." Un siècle et trois générations et l'Islande, belle, authentique, dangereuse.

Merveilleux.

collage présentant des notes manuscrites avec des avis sur des livres
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